C’est à la fin de l’hiver 2011 que je découvre l’Ashtanga Vinyasa Yoga, à la suite d’un échange avec un enseignant auquel je confie mes problèmes de dos. J’ai arrêté le métier d’entraîneur à plein temps, et depuis 8 mois, je gagne ma vie comme représentant de commerce en conduisant une voiture toute la semaine et en déjeunant chaque jour au restaurant.
Pour la première fois de ma vie, j’ai du mal à toucher mes pieds pour faire mes lacets. J’ai mal au dos du fait de la position assise permanente et à l’épaule à force de porter ma sacoche pleines de documents commerciaux. Je me dis que je dois réagir tout de suite pour éviter que cela s’aggrave.
Après un cycle de 4 cours d’initiation, je décide de m’inscrire à l’école Mysore Lyon à laquelle je suis toujours fidèle depuis ce temps.
La première année, je découvre l’Ashtanga Yoga en participant essentiellement à des séries dirigées le lundi matin, et après quelques mois de pratique, je constate la disparation de mes douleurs au dos et à l’épaule. Je suis bluffé par ce processus de réparation rapide, mais au-delà des bienfaits sur mon corps physique, un autre aspect m’intrigue encore plus. Je répète sans cesse la même série de mouvements dans un rythme identique, et pourtant chaque expérience est différente des précédentes. Mon niveau d’attention augmente et mes capacités de concentration s’affinent chaque semaine. Je me surprends à oublier les autres pratiquants pour pratiquer sans objectifs particuliers, en sans comparaison avec leurs réalisations. Je suis immergé pleinement, dans la pratique pour la pratique, et c’est une posture nouvelle pour moi. Je comprends rapidement, qu’au-delà des qualités physiques d’équilibre, de force et de souplesse, il est possible d’explorer et développer des qualités mentales particulières qui seront par la suite disponibles à chaque instant de la journée.
À la fin de cette première année de pratique, je porte mon attention sur un stage prévue à l’école Mysore au printemps 2012. Un maître indien en tournée internationale, Sri Sheshadri fondateur du PAVY Shala à Mysore, et son fils Harish, y seront présents pendant une semaine. Bien que débutant, je suis curieux de faire cette expérience de yoga quotidien, et décide de m’inscrire à ce stage en m’y préparant sous les conseils de celui qui allait devenir mon enseignant jusqu’à aujourd’hui, Pierre Baronian. Je commence la pratique au réveil, au saut du lit, a jeun, et sort complètement de ma zone de confort sur un créneau horaire ou jusqu’alors, j’étais conditionné par l’habitude du petit déjeuner.
Ce stage sera pour moi une véritable révélation, tout le cadre de référence que je me suis construit au travers de ma pratique de sportif et d’entraîneur, vole en éclat cette semaine-là. À mesure que les jours passe, mon corps s’ouvre un peu plus à chaque pratique et devient réceptif à des ajustements improbables qui me donne l’impression d’être un véritable élastique. À la sortie de la semaine, je me sens en pleine santé et traversé par une énergie de vie inconnue jusqu’alors.
J’ai envie de partager au monde entier ce que je viens de vivre et en parle autour de moi. Nous sommes en 2012 et la vague du yoga n’a pas encore déferlé sur la France. Alors, quant au détour d’une conversation, mes proches me disent qu’avec mon passé d’entraîneur, je pourrais devenir professeur de yoga, je sens qu’il y a un truc qui cloche.
J’ai vécu une expérience intense avec un maître indien, je commence à suivre assidûment les cours d’un enseignant de haut niveau lui aussi passé maître dans sa pratique. Et, je vois bien que la pratique de l’Ashtanga Yoga dans les règles de l’art est bien plus qu’un simple cours de gym ou la finalité serait juste d’enchaîner des postures. Pour moi, je ne suis clairement pas en capacité d’enseigner, quand bien même, je suivrais une formation de professeur. C’est un projet prématuré, l’heure est à la pratique et uniquement à la pratique, pour découvrir, peut-être, les mystères du yoga.
Pendant 3 ans, jusqu’en 2013, je limiterais ma présence sur le tapis à 1 ou 2 séances par semaine en complément des entraînements de course à pied qui m’occupent encore 3 à 4 fois par semaine à ce moment-là. Puis en janvier 2015, porté par une mini initiation que j’ai proposé lors d’un week-end de développement personnel, je commence à pratiquer 20 à 30 minutes quotidiennement au réveil. Ma vie est en train de changer sur tous les plans, personnel, professionnel et familial, je ne le sais pas encore, mais le Yoga va m’aider et catalyser ces transformations inévitables.
En 2017, après 5 années de pratique, je participe de nouveau au stage de Sri Sheshadri et son fils Harish. Porté par l’élan de la semaine, je décide de poursuivre la pratique quotidienne à l’issue du stage et pendant 40 jours d’affilés, je pratique 2 heures chaque matin au réveil. À ce moment-là, ma vie s’accélère dans tous les domaines et me met chaque jour face à des nouveaux challenges de plus en plus intenses.
Je voulais découvrir ce qui se passe quand on pratique vraiment au quotidien, et en septembre 2017 je commence à comprendre quelque chose d’essentiel. Au-delà des qualités physiques ou psychiques développées par le yoga, c’est peut-être la nature même de qui nous sommes réellement qui apparaît dans la pratique et se manifeste ensuite au travers des défis et challenges du quotidien.
Je comprendrai plus tard que ce qui m’arrive à ce moment-là ressemble fortement à ce que les textes indiens nomment Karma Yoga, ou l’art d’agir au quotidien.
Après cette période de 40 jours, je sais qu’il n’y a plus de retour possible, je dois désormais embrasser pleinement la vie de Yogi pour le restant de mes jours.
Depuis, je continue à pratiquer quotidiennement, toujours accompagné par l’enseignement hebdomadaire de Pierre Baronian et participant à l’occasion à des stages avec d’autres enseignants reconnus : Jenny Vanneufville, Graham Northfield et Manju Joïs.
C’est donc assez naturellement qu’en février 2022 que je m’engage pour 3 années et 500 heures de formation avec l’école Mysore Lyon. Je souhaite parfaire ma pratique, et intégrer des bases solides d’enseignements avant l’ouverture de mes premiers cours. Guidé par Pierre Baronian et Annick Goueslin, je fais, petit à petit, émerger l’enseignant présent en moi.
Aujourd’hui, en plus de ma pratique quotidienne, je dirige des ateliers de Yoga et Préparation mentale avec des sportifs et des clubs, tous en étant assistant de mon enseignant lors de son cours d’Ashtanga Vinyasa Yoga du samedi matin à Lyon.
La cuisine, je suis tombé dans la marmite quand j’étais tout petit.
D’un côté une grand-mère maternelle qui préparait toujours de grands plats familiaux avec les bons produits du jardin de mon grand-père. De l’autre, un père cuisinier, propriétaire de son hôtel-restaurant, auprès duquel j’allais passer une grande partie de mes vacances scolaires à l’observer travailler.
Sans m’en rendre compte, je baignais dans l’univers de la cuisine et me laisser infuser par cet art, tant au niveau des goûts et des produits, qu’au niveau des gestes et des techniques.
Et puis, dans les années 80, on mange bien à la maison, ma mère cuisine, la fastfood n’a pas encore conquis la France, et l’équilibre des repas est tous les jours au rendez-vous.
À l’âge de 19 ans, quand je quitte le foyer familial, c’est quand même pas gagné coté cuisine. Bien que j’aie reçu une belle éducation culinaire, je m’aperçois rapidement que faute de pratiquer, je ne sais pas faire grand-chose. Je me mets donc occasionnellement aux fourneaux quand je suis en manque de saveurs, mais encore trop occupé par mes activités sociales, la plupart du temps, je cuisine des plats simples et rapides. D’ailleurs le 1er livre de cuisine que j’achète à l’époque, se nomme « Cuisine Express – 1000 recettes en moins de 20 minutes ». Ça en dit long sur mes objectifs du moment, bien manger oui, mais sans y passer trop de temps quand même.
C’est passé la trentaine que je vais vraiment me consacrer plus régulièrement à la cuisine et m’apercevoir qu’à partir d’une recette peu détaillée, je trouve assez naturellement les gestes et techniques pour la réaliser. Porté d’abord par l’envie de bien recevoir et d’épater mes convives, je m’aperçois que je prends du plaisir à cuisiner et y ressent assez vite une certaine fluidité.
C’est un peu comme si les années d’observation au restaurant familial avez inscrit en moi les bons réflexes et que ces compétences cachées ne demandait qu’à s’exprimer.
Après une période de quelques années ou, je refais surtout les recettes familiales que j’ai connue dans mon enfance, je vais progressivement m’intéresser à la cuisine végétale. Deux raisons me poussent à explorer cette cuisine : la recherche d’une meilleure santé, et mon intérêt pour les enjeux d’écologie et préservation des ressources naturelles.
Au cours de l’année 2013, je découvre, au travers du livre « La cuisine de demain » d’Hubert Jouan, les principes de l’alimentation macrobiotique. Et je commence à mener différentes expériences et tests culinaires au quotidien.
À l’été 2016, au cours d’un stage de yoga, nous mettons en applications ces principes durant 7 jours d’affilées, et lorsque à mon retour, je mange quelques bouchées d’un biscuit industriel soi-disant allégé en sucre, c’est le choc ! J’ai la tête qui tourne pendant plusieurs minutes !!
J’ai besoin d’en savoir plus et d’explorer plus encore cette cuisine macrobiotique.
Pour remonter le fil historique et mieux comprendre cette approche, je fais l’acquisition du livre fondateur « Le Zen macrobiotique » de Georges Ohsawa. Dans ce livre, l’auteur propose de mener une expérience pour mieux exercer son jugement et percevoir finement l’impact des aliments sur son état de santé. Je décide donc de me prêter au jeu et me voila parti pour une mono-diète de riz complet rond pendant 10 jours.
Deuxième choc ! Tout ce que je croyais savoir sur la nourriture et l’alimentation vole en éclat. Au cours de cette diète, ma concentration et ma clarté d’esprit s’améliorent considérablement, après le 4ᵉ jour, mon besoin de sommeil se réduit de 2 heures pour un état de forme supérieur. Et cerise sur le gâteau, à la réintroduction d’aliments, je sens véritablement leurs effets sur mon corps et sur mon mental. Je suis surpris par l’impact qu’une simple bouchée peut avoir sur mon état physique et psychique.
Après, Le riz complet, c’est bien, mais ça reste un peu monotone sur une vie. Je vais donc progressivement adapter ma façon de cuisiner pour expérimenter les principes de la macrobiotique et aiguiser mon propre jugement sur les plats et aliments à ma disposition. C’est le moment où j’arrête de suivre des recettes et commence à cuisiner à l’instinct.
Pour m’inspirer de temps à autre, j’achète parfois quelques livres et je parcours des blogs de cuisine végétale. C’est bien, mais ce n’est pas suffisant à mon goût. Je refais l’expérience de la mono-diète de riz complet, et mon intuition se confirme. pour moi, il manque quelque chose dans cette nouvelle cuisine végane qui commence à trouver sa place en France. J’y vois encore beaucoup trop de sucre et de produits transformés et ne suit pas satisfait par ce qui est proposé.
J’ai besoin d’en savoir plus sur la cuisine macrobiotique et au début de l’été 2021 je m’inscris à un stage dédié à cette approche spécifique. Durant une semaine, je vais expérimenter et étudier en détails ces principes, que je vais ensuite appliquer strictement pendant les deux mois qui suivent.
À la suite de cette expérience, je développe mon savoir-faire autour de cette cuisine spécifique et petit à petit émerge l’idée d’en partager les principes et les bienfaits. Pour moi, ses impacts sur le corps et le mental sont évidents, et je vois dans cette approche un levier actionnable au quotidien pour toute personne qui souhaite, vivre pleinement en exprimant tout son potentiel de vie.
Dès mon plus jeune âge j’ai aimé le sport, il faut dire que cela faisait partie intégrante de ma culture familiale, mon grand-père était fan de football et il écoutait toujours les matchs en multiplex à la radio. C’étaient les années 80 et à cette époque, on regardait le sport à la télé uniquement pour quelques matchs internationaux et en été pour suivre le tour de France.
Rapidement, je me suis pris au jeu et j’ai eu l’occasion de tester quelques clubs pour trouver le sport qui allait me plaire vraiment. Inscrit en club dès l’age de 5 ans, je teste quelque activités, Basket-ball, Handball, Judo, avant de me consacrer à athlétisme de mes 10 ans jusqu’à mes 14 ans.
J’adore ce sport et son ambiance en compétition, et alors que je commence à me spécialiser dans le saut à la perche, la vague du basket US déferle sur le monde lors de l’été 92 et les JO de Barcelone. La Dream Team de Michael Jordan crève l’écran, la NBA est sur toutes les lèvres et devient la référence pour toute une génération. J’ai 14 ans, j’arrête l’athlé, retour à la case départ, je veux devenir basketteur. Je vais alors me consacrer uniquement à ce sport, dans le club de ma commune « Saint Avertin Sport », et grandir avec toute une génération de coéquipier jusqu’au meilleur niveau régional.
En 1998, j’ai 20 ans, la France est championne du monde de football et pour la première fois, on découvre l’intimité d’un vestiaire de top niveau avec le film « Les yeux dans les bleus ». Je regarde ce film en boucle, je décortique tous les discours de vestiaire et en teste même quelques extraits avec une équipe de jeune que j’entraîne à cette époque. Je suis subjugué par la communication d’Aimé Jacquet et j’ai envie de percer ces secrets de coaching pour avoir le même impact que lui auprès des équipes que j’entraîne. C’est le début de mes recherches autour la préparation mentale.
98, c’est aussi l’année du dernier titre des Bulls de Michael Jordan, et derrière les stars de l’équipe, il y a un coach, Phil Jackson, que tous les journalistes appellent le Zen Master. Il parait qu’il fait méditer ces joueurs ! Curieux, j’achète des livres sur le Bouddhisme Zen et l’énergétique chinoise avec l’espoir de découvrir un secret millénaire, sans le savoir, ma quête personnelle prend une direction encore présente aujourd’hui.
2 ans plus tard, pour la première fois de ma vie, je me blesse sérieusement à l’entraînement. Rupture du ligament croisé antérieur, un classique qui me contraint à l’opération et m’éloigne des terrains pendant plusieurs mois. Alors que je suis employé du club depuis 1 an, je profite de cette pause pour me consacrer plus activement au rôle d’entraîneur et prendre en charge ma première équipe d’adultes en compétition.
Conscient de n’être qu’un bon joueur amateur, je vais petit à petit me délaisser du jeu pour devenir entraîneur à plein temps. En plus des équipes de mon club, j’intègre le comité départemental d’Indre-et-Loire pour prendre en charge une sélection de jeunes puis rejoint le staff du pôle espoir régional que je vais suivre pendant 2 saisons. J’obtiens le brevet d’état premier degré et j’ai l’espoir d’aller entrainer dans un club au plus haut niveau.
En 2003 je quitte ma ville natale et rejoins la JL Bourg Basket, club qui découvre la Pro A depuis quelques saisons. D’abord au sein de la section amateur où je vais durant 4 saisons prendre la responsabilité de l’école de basket ainsi que de quelques équipes d’élites jeunes, puis obtenir le brevet d’état 2ème degré.
Ayant obtenu le plus haut niveau de qualification dans ma spécialité, je commence à me former dans une école de coaching professionnel, avant de devenir directeur du centre de formation lors de la saison 2008/2009.
À ce moment, j’ai atteint le but que je m’étais formulé secrètement 12 ans auparavant, et la vie va se charger de me rappeler que ça n’est pas une finalité. La saison est difficile, les tensions et la concurrence dans le staff sont fortes, la direction du club manque de clarté et de soutien, et mon expérience ne me permet pas te tenir la barre dans la tempête. Je sens que je ne ferais plus partie du staff en fin de saison et comme les dirigeants préfèrent rester dans le silence plutôt que de partager leur intention à mon égard, je décide de mettre fin à mon contrat 3 mois avant la fin de saison. À l’époque, on ne parle pas de Burn Out, mais avec le recul, c’est évident que j’étais un homme épuisé dans une structure fragilisée, et pour sauver ma peau, la meilleure chose à faire était de mettre fin a l’expérience.
C’est dur, la fin d’une expérience de vie de 6 ans, des relations qui éloignent, un statut qui change, je suis en deuil et dois me réinventer.
Quelques semaines après, un soir de printemps, sur le forum d’un site web, je rencontre un coach breton qui me propose un camp d’entraînement au Burkina Faso. Bingo ! J’ai toujours voulu découvrir l’Afrique et c’est sans hésiter que je m’embarque dans l’aventure. Deux semaines pour animer un camp d’entraînement et former des coachs, c’est expérience idéale pour retrouver de l’élan.
À la fin de l’été, je décolle pour Ouagadougou à la rencontre d’une culture, d’une histoire, d’un mode de vie et surtout d’amitiés sincères qui vont contribuer à changer ma vision de la vie. À leur côté, je relativise les enjeux de la compétition sportive et mes attentes personnelles dans la carrière d’entraîneur pour revenir à l’essentiel, le plaisir du jeu et des relations d’équipe. Je participerai de nouveau à ce camp 2 ans plus tard à l’été 2011.
De 2009 à 2016, je vais continuer d’entraîner quelques équipes de jeunes dans des clubs de qualité comme Prissé Mâcon, ASVEL Basket ou encore Oullins Sainte Foy Basket. Je vais également découvrir le sport universitaire en dirigeant les équipes de l’école de commerce EMLyon pendant 6 ans, tout en commençant à prendre du recul sur ce métier et à préparer ma reconversion.
En parallèle de mes expériences d’entraînements, je pratique la course à pied, participe à quelques courses dont le marathon du beaujolais en 2013 que je finis en 3 h 14, et découvre l’Ashtanga Vinyasa Yoga en 2011. C’est le début d’une nouvelle aventure.
Au début de l’année 2010, cela fait déjà 11 ans que j’exerce le métier d’entraîneur de basket et j’ai eu le temps de bien éprouver le rythme de travail en club. Je suis conscient que cela demande un engagement total, tant le soir que les week-ends, et à ce moment-là de ma vie, je ne souhaite plus vivre dans ce rythme. J’ai envie d’avoir plus de temps libre pour être disponible le jour où j’aurais des enfants.
Après une longue réflexion personnelle, je décide d’apprendre un nouveau métier et commence à m’imaginer consultant en entreprise. À ce moment, cela fait déjà 2 ans que je me forme dans une école d’analyse transactionnelle orientée organisation ou j’y rencontre de nombreux cadres d’entreprises, dont certains se sont reconvertis comme consultants indépendants. En échangeant avec eux, je me dis que je peux m’appuyer sur mon expérience dans le management d’équipes en clubs pour apporter une valeur ajoutée à des organisations sur des sujets autour de la dynamique de groupe. Mais avant de pouvoir faire cela, j’ai besoin de parfaire ma connaissance du monde des affaires. Je décide donc de faire une première expérience en entreprise pour mieux m’imprégner de cette culture. Je me fais embaucher comme représentant commercial par un fabricant reconnu de produit capillaire, et j’exerce ce métier pendant 2 ans tout en me formant en parallèle pour devenir consultant. Je ne le sais pas encore, mais je suis en train d’apprendre toutes les bases du marketing et du commerce qui me serviront énormément par la suite. Après 2 ans dans ce métier, je commence à m’ennuyer et je sais qu’il est temps de lancer mon activité de consultant indépendant.
En 2013, je commence à proposer mes services de consultant en management. Et, après quelques expériences de coaching ou formation plus ou moins satisfaisantes, je décide de m’intéresser de plus prêt au monde de l’internet et au marché des technologies web.
Durant 2 années, en plus de mes interventions de formateur en management, je construis une connaissance approfondie de l’économie numérique, alors en pleine émergence en France. Je rencontre et j’écoute des entrepreneurs du web, je teste des dizaines d’applications et me forme en autodidacte sur celles qui me paraissent pertinentes.
Je vais même jusqu’à mettre en pause mon activité de consultant pendant 8 mois pour créer une application web avec 2 associés ingénieurs en informatique. L’aventure est belle, mais on ne rencontre pas notre clientèle. Nous clôturons le projet et, de mon côté, je profite de toutes mes compétences dans le domaine pour ajouter une spécialisation à mon activité de consultant.
Fin 2016, après 6 années de recherche, formation et transformation personnelle, je deviens officiellement « Consultant CRM ». Autrement dit, je me spécialise dans l’accompagnement de la transformation digitale des équipes marketings et commerciales, autour de technologies dédiées à la relation client. Je continue d’exercer en solo jusqu’en mai 2019, date à laquelle une agence lyonnaise me propose d’intégrer leur équipe. C’est l’occasion pour moi de me confronter à des projets de plus grandes tailles, des clients plus exigeants, tout en bénéficiant de l’aide d’experts au sein d’une équipe pluri-disciplinaire. Petit à petit, je prends de la hauteur sur les sujets, renforce mes connaissances techniques et ma vision méthodologique, pour être reconnus comme consultant senior autour des projets de digitalisation de la relation client.
Début 2022, cela fait maintenant 12 ans que j’ai pris la décision d’arrêter l’entraînement pour devenir consultant. J’ai atteint un bon niveau d’expérience et d’expertise, j’ai suffisamment de temps libre pour me consacrer à ma famille et mes projets personnels, et je sens qu’il est temps de prendre un virage.
J’ai eu le temps d’approfondir ma pratique de yoga et l’envie d’enseigner apparait naturellement. Je m’engage donc dans un processus de formation d’enseignant pour les 3 années à venir avec l’objectif de transmettre et d’accompagner des pratiquants dans leurs explorations personnelles.
En parallèle, j’ai vu le monde du sport se transformer sur la dernière décennie, et j’ai notamment observé une véritable émergence du sujet « Préparation mentale ». Avec mon expérience de coach sportif, de consultant en organisation, de yogi dévoué à la pratique et avec l’aide de tous les contenus de formations que j’ai acquis depuis 20 ans, je me sens prêt. J’ai envie d’apporter ma contribution au développement des habilités mentales dans l’entraînement et la préparation à la performance.
Au printemps 2023, je change officiellement d’identité professionnelle pour exprimer ma singularité autour du Yoga et de la préparation mentale associé à la cuisine vivante. Je lance ce blog et un ensemble de services autour de ces thèmes : cours de yoga ashtanga, ateliers collectifs et suivi individuel en préparation mentale, atelier et stage de découverte de la cuisine vivante.
Ainsi, en éternel explorateur, je continue mon aventure dans le monde du travail en recherchant un alignement personnel et professionnel toujours plus juste.
J’ai beaucoup appris dans mes expériences personnelles et professionnelles, notamment par la résolution de problèmes concrets couplée à la recherche de connaissances nouvelles en autodidacte. En parallèle, j’ai aussi structuré et consolidé mes connaissances en participant à de nombreux stages ou formations diplômantes.
Je vous en partage la liste synthétique ci-dessous :
L’apprentissage continue dans la joie et le plaisir de l’expérience…
C’est à la fin de l’hiver 2011 que je découvre l’Ashtanga Vinyasa Yoga, à la suite d’un échange avec un enseignant auquel je confie mes problèmes de dos. J’ai arrêté le métier d’entraîneur à plein temps, et depuis 8 mois, je gagne ma vie comme représentant de commerce en conduisant une voiture toute la semaine et en déjeunant chaque jour au restaurant.
Pour la première fois de ma vie, j’ai du mal à toucher mes pieds pour faire mes lacets. J’ai mal au dos du fait de la position assise permanente et à l’épaule à force de porter ma sacoche pleines de documents commerciaux. Je me dis que je dois réagir tout de suite pour éviter que cela s’aggrave.
Après un cycle de 4 cours d’initiation, je décide de m’inscrire à l’école Mysore Lyon à laquelle je suis toujours fidèle depuis ce temps.
La première année, je découvre l’Ashtanga Yoga en participant essentiellement à des séries dirigées le lundi matin, et après quelques mois de pratique, je constate la disparation de mes douleurs au dos et à l’épaule. Je suis bluffé par ce processus de réparation rapide, mais au-delà des bienfaits sur mon corps physique, un autre aspect m’intrigue encore plus. Je répète sans cesse la même série de mouvements dans un rythme identique, et pourtant chaque expérience est différente des précédentes. Mon niveau d’attention augmente et mes capacités de concentration s’affinent chaque semaine. Je me surprends à oublier les autres pratiquants pour pratiquer sans objectifs particuliers, en sans comparaison avec leurs réalisations. Je suis immergé pleinement, dans la pratique pour la pratique, et c’est une posture nouvelle pour moi. Je comprends rapidement, qu’au-delà des qualités physiques d’équilibre, de force et de souplesse, il est possible d’explorer et développer des qualités mentales particulières qui seront par la suite disponibles à chaque instant de la journée.
À la fin de cette première année de pratique, je porte mon attention sur un stage prévue à l’école Mysore au printemps 2012. Un maître indien en tournée internationale, Sri Sheshadri fondateur du PAVY Shala à Mysore, et son fils Harish, y seront présents pendant une semaine. Bien que débutant, je suis curieux de faire cette expérience de yoga quotidien, et décide de m’inscrire à ce stage en m’y préparant sous les conseils de celui qui allait devenir mon enseignant jusqu’à aujourd’hui, Pierre Baronian. Je commence la pratique au réveil, au saut du lit, a jeun, et sort complètement de ma zone de confort sur un créneau horaire ou jusqu’alors, j’étais conditionné par l’habitude du petit déjeuner.
Ce stage sera pour moi une véritable révélation, tout le cadre de référence que je me suis construit au travers de ma pratique de sportif et d’entraîneur, vole en éclat cette semaine-là. À mesure que les jours passe, mon corps s’ouvre un peu plus à chaque pratique et devient réceptif à des ajustements improbables qui me donne l’impression d’être un véritable élastique. À la sortie de la semaine, je me sens en pleine santé et traversé par une énergie de vie inconnue jusqu’alors.
J’ai envie de partager au monde entier ce que je viens de vivre et en parle autour de moi. Nous sommes en 2012 et la vague du yoga n’a pas encore déferlé sur la France. Alors, quant au détour d’une conversation, mes proches me disent qu’avec mon passé d’entraîneur, je pourrais devenir professeur de yoga, je sens qu’il y a un truc qui cloche.
J’ai vécu une expérience intense avec un maître indien, je commence à suivre assidûment les cours d’un enseignant de haut niveau lui aussi passé maître dans sa pratique. Et, je vois bien que la pratique de l’Ashtanga Yoga dans les règles de l’art est bien plus qu’un simple cours de gym ou la finalité serait juste d’enchaîner des postures. Pour moi, je ne suis clairement pas en capacité d’enseigner, quand bien même, je suivrais une formation de professeur. C’est un projet prématuré, l’heure est à la pratique et uniquement à la pratique, pour découvrir, peut-être, les mystères du yoga.
Pendant 3 ans, jusqu’en 2013, je limiterais ma présence sur le tapis à 1 ou 2 séances par semaine en complément des entraînements de course à pied qui m’occupent encore 3 à 4 fois par semaine à ce moment-là. Puis en janvier 2015, porté par une mini initiation que j’ai proposé lors d’un week-end de développement personnel, je commence à pratiquer 20 à 30 minutes quotidiennement au réveil. Ma vie est en train de changer sur tous les plans, personnel, professionnel et familial, je ne le sais pas encore, mais le Yoga va m’aider et catalyser ces transformations inévitables.
En 2017, après 5 années de pratique, je participe de nouveau au stage de Sri Sheshadri et son fils Harish. Porté par l’élan de la semaine, je décide de poursuivre la pratique quotidienne à l’issue du stage et pendant 40 jours d’affilés, je pratique 2 heures chaque matin au réveil. À ce moment-là, ma vie s’accélère dans tous les domaines et me met chaque jour face à des nouveaux challenges de plus en plus intenses.
Je voulais découvrir ce qui se passe quand on pratique vraiment au quotidien, et en septembre 2017 je commence à comprendre quelque chose d’essentiel. Au-delà des qualités physiques ou psychiques développées par le yoga, c’est peut-être la nature même de qui nous sommes réellement qui apparaît dans la pratique et se manifeste ensuite au travers des défis et challenges du quotidien.
Je comprendrai plus tard que ce qui m’arrive à ce moment-là ressemble fortement à ce que les textes indiens nomment Karma Yoga, ou l’art d’agir au quotidien.
Après cette période de 40 jours, je sais qu’il n’y a plus de retour possible, je dois désormais embrasser pleinement la vie de Yogi pour le restant de mes jours.
Depuis, je continue à pratiquer quotidiennement, toujours accompagné par l’enseignement hebdomadaire de Pierre Baronian et participant à l’occasion à des stages avec d’autres enseignants reconnus : Jenny Vanneufville, Graham Northfield et Manju Joïs.
C’est donc assez naturellement qu’en février 2022 que je m’engage pour 3 années et 500 heures de formation avec l’école Mysore Lyon. Je souhaite parfaire ma pratique, et intégrer des bases solides d’enseignements avant l’ouverture de mes premiers cours. Guidé par Pierre Baronian et Annick Goueslin, je fais, petit à petit, émerger l’enseignant présent en moi.
Aujourd’hui, en plus de ma pratique quotidienne, je dirige des ateliers de Yoga et Préparation mentale avec des sportifs et des clubs, tous en étant assistant de mon enseignant lors de son cours d’Ashtanga Vinyasa Yoga du samedi matin à Lyon.
La cuisine, je suis tombé dans la marmite quand j’étais tout petit.
D’un côté une grand-mère maternelle qui préparait toujours de grands plats familiaux avec les bons produits du jardin de mon grand-père. De l’autre, un père cuisinier, propriétaire de son hôtel-restaurant, auprès duquel j’allais passer une grande partie de mes vacances scolaires à l’observer travailler.
Sans m’en rendre compte, je baignais dans l’univers de la cuisine et me laisser infuser par cet art, tant au niveau des goûts et des produits, qu’au niveau des gestes et des techniques.
Et puis, dans les années 80, on mange bien à la maison, ma mère cuisine, la fastfood n’a pas encore conquis la France, et l’équilibre des repas est tous les jours au rendez-vous.
À l’âge de 19 ans, quand je quitte le foyer familial, c’est quand même pas gagné coté cuisine. Bien que j’aie reçu une belle éducation culinaire, je m’aperçois rapidement que faute de pratiquer, je ne sais pas faire grand-chose. Je me mets donc occasionnellement aux fourneaux quand je suis en manque de saveurs, mais encore trop occupé par mes activités sociales, la plupart du temps, je cuisine des plats simples et rapides. D’ailleurs le 1er livre de cuisine que j’achète à l’époque, se nomme « Cuisine Express – 1000 recettes en moins de 20 minutes ». Ça en dit long sur mes objectifs du moment, bien manger oui, mais sans y passer trop de temps quand même.
C’est passé la trentaine que je vais vraiment me consacrer plus régulièrement à la cuisine et m’apercevoir qu’à partir d’une recette peu détaillée, je trouve assez naturellement les gestes et techniques pour la réaliser. Porté d’abord par l’envie de bien recevoir et d’épater mes convives, je m’aperçois que je prends du plaisir à cuisiner et y ressent assez vite une certaine fluidité.
C’est un peu comme si les années d’observation au restaurant familial avez inscrit en moi les bons réflexes et que ces compétences cachées ne demandait qu’à s’exprimer.
Après une période de quelques années ou, je refais surtout les recettes familiales que j’ai connue dans mon enfance, je vais progressivement m’intéresser à la cuisine végétale. Deux raisons me poussent à explorer cette cuisine : la recherche d’une meilleure santé, et mon intérêt pour les enjeux d’écologie et préservation des ressources naturelles.
Au cours de l’année 2013, je découvre, au travers du livre « La cuisine de demain » d’Hubert Jouan, les principes de l’alimentation macrobiotique. Et je commence à mener différentes expériences et tests culinaires au quotidien.
À l’été 2016, au cours d’un stage de yoga, nous mettons en applications ces principes durant 7 jours d’affilées, et lorsque à mon retour, je mange quelques bouchées d’un biscuit industriel soi-disant allégé en sucre, c’est le choc ! J’ai la tête qui tourne pendant plusieurs minutes !!
J’ai besoin d’en savoir plus et d’explorer plus encore cette cuisine macrobiotique.
Pour remonter le fil historique et mieux comprendre cette approche, je fais l’acquisition du livre fondateur « Le Zen macrobiotique » de Georges Ohsawa. Dans ce livre, l’auteur propose de mener une expérience pour mieux exercer son jugement et percevoir finement l’impact des aliments sur son état de santé. Je décide donc de me prêter au jeu et me voila parti pour une mono-diète de riz complet rond pendant 10 jours.
Deuxième choc ! Tout ce que je croyais savoir sur la nourriture et l’alimentation vole en éclat. Au cours de cette diète, ma concentration et ma clarté d’esprit s’améliorent considérablement, après le 4ᵉ jour, mon besoin de sommeil se réduit de 2 heures pour un état de forme supérieur. Et cerise sur le gâteau, à la réintroduction d’aliments, je sens véritablement leurs effets sur mon corps et sur mon mental. Je suis surpris par l’impact qu’une simple bouchée peut avoir sur mon état physique et psychique.
Après, Le riz complet, c’est bien, mais ça reste un peu monotone sur une vie. Je vais donc progressivement adapter ma façon de cuisiner pour expérimenter les principes de la macrobiotique et aiguiser mon propre jugement sur les plats et aliments à ma disposition. C’est le moment où j’arrête de suivre des recettes et commence à cuisiner à l’instinct.
Pour m’inspirer de temps à autre, j’achète parfois quelques livres et je parcours des blogs de cuisine végétale. C’est bien, mais ce n’est pas suffisant à mon goût. Je refais l’expérience de la mono-diète de riz complet, et mon intuition se confirme. pour moi, il manque quelque chose dans cette nouvelle cuisine végane qui commence à trouver sa place en France. J’y vois encore beaucoup trop de sucre et de produits transformés et ne suit pas satisfait par ce qui est proposé.
J’ai besoin d’en savoir plus sur la cuisine macrobiotique et au début de l’été 2021 je m’inscris à un stage dédié à cette approche spécifique. Durant une semaine, je vais expérimenter et étudier en détails ces principes, que je vais ensuite appliquer strictement pendant les deux mois qui suivent.
À la suite de cette expérience, je développe mon savoir-faire autour de cette cuisine spécifique et petit à petit émerge l’idée d’en partager les principes et les bienfaits. Pour moi, ses impacts sur le corps et le mental sont évidents, et je vois dans cette approche un levier actionnable au quotidien pour toute personne qui souhaite, vivre pleinement en exprimant tout son potentiel de vie.
Dès mon plus jeune âge j’ai aimé le sport, il faut dire que cela faisait partie intégrante de ma culture familiale, mon grand-père était fan de football et il écoutait toujours les matchs en multiplex à la radio. C’étaient les années 80 et à cette époque, on regardait le sport à la télé uniquement pour quelques matchs internationaux et en été pour suivre le tour de France.
Rapidement, je me suis pris au jeu et j’ai eu l’occasion de tester quelques clubs pour trouver le sport qui allait me plaire vraiment. Inscrit en club dès l’age de 5 ans, je teste quelque activités, Basket-ball, Handball, Judo, avant de me consacrer à athlétisme de mes 10 ans jusqu’à mes 14 ans.
J’adore ce sport et son ambiance en compétition, et alors que je commence à me spécialiser dans le saut à la perche, la vague du basket US déferle sur le monde lors de l’été 92 et les JO de Barcelone. La Dream Team de Michael Jordan crève l’écran, la NBA est sur toutes les lèvres et devient la référence pour toute une génération. J’ai 14 ans, j’arrête l’athlé, retour à la case départ, je veux devenir basketteur. Je vais alors me consacrer uniquement à ce sport, dans le club de ma commune « Saint Avertin Sport », et grandir avec toute une génération de coéquipier jusqu’au meilleur niveau régional.
En 1998, j’ai 20 ans, la France est championne du monde de football et pour la première fois, on découvre l’intimité d’un vestiaire de top niveau avec le film « Les yeux dans les bleus ». Je regarde ce film en boucle, je décortique tous les discours de vestiaire et en teste même quelques extraits avec une équipe de jeune que j’entraîne à cette époque. Je suis subjugué par la communication d’Aimé Jacquet et j’ai envie de percer ces secrets de coaching pour avoir le même impact que lui auprès des équipes que j’entraîne. C’est le début de mes recherches autour la préparation mentale.
98, c’est aussi l’année du dernier titre des Bulls de Michael Jordan, et derrière les stars de l’équipe, il y a un coach, Phil Jackson, que tous les journalistes appellent le Zen Master. Il parait qu’il fait méditer ces joueurs ! Curieux, j’achète des livres sur le Bouddhisme Zen et l’énergétique chinoise avec l’espoir de découvrir un secret millénaire, sans le savoir, ma quête personnelle prend une direction encore présente aujourd’hui.
2 ans plus tard, pour la première fois de ma vie, je me blesse sérieusement à l’entraînement. Rupture du ligament croisé antérieur, un classique qui me contraint à l’opération et m’éloigne des terrains pendant plusieurs mois. Alors que je suis employé du club depuis 1 an, je profite de cette pause pour me consacrer plus activement au rôle d’entraîneur et prendre en charge ma première équipe d’adultes en compétition.
Conscient de n’être qu’un bon joueur amateur, je vais petit à petit me délaisser du jeu pour devenir entraîneur à plein temps. En plus des équipes de mon club, j’intègre le comité départemental d’Indre-et-Loire pour prendre en charge une sélection de jeunes puis rejoint le staff du pôle espoir régional que je vais suivre pendant 2 saisons. J’obtiens le brevet d’état premier degré et j’ai l’espoir d’aller entrainer dans un club au plus haut niveau.
En 2003 je quitte ma ville natale et rejoins la JL Bourg Basket, club qui découvre la Pro A depuis quelques saisons. D’abord au sein de la section amateur où je vais durant 4 saisons prendre la responsabilité de l’école de basket ainsi que de quelques équipes d’élites jeunes, puis obtenir le brevet d’état 2ème degré.
Ayant obtenu le plus haut niveau de qualification dans ma spécialité, je commence à me former dans une école de coaching professionnel, avant de devenir directeur du centre de formation lors de la saison 2008/2009.
À ce moment, j’ai atteint le but que je m’étais formulé secrètement 12 ans auparavant, et la vie va se charger de me rappeler que ça n’est pas une finalité. La saison est difficile, les tensions et la concurrence dans le staff sont fortes, la direction du club manque de clarté et de soutien, et mon expérience ne me permet pas te tenir la barre dans la tempête. Je sens que je ne ferais plus partie du staff en fin de saison et comme les dirigeants préfèrent rester dans le silence plutôt que de partager leur intention à mon égard, je décide de mettre fin à mon contrat 3 mois avant la fin de saison. À l’époque, on ne parle pas de Burn Out, mais avec le recul, c’est évident que j’étais un homme épuisé dans une structure fragilisée, et pour sauver ma peau, la meilleure chose à faire était de mettre fin a l’expérience.
C’est dur, la fin d’une expérience de vie de 6 ans, des relations qui éloignent, un statut qui change, je suis en deuil et dois me réinventer.
Quelques semaines après, un soir de printemps, sur le forum d’un site web, je rencontre un coach breton qui me propose un camp d’entraînement au Burkina Faso. Bingo ! J’ai toujours voulu découvrir l’Afrique et c’est sans hésiter que je m’embarque dans l’aventure. Deux semaines pour animer un camp d’entraînement et former des coachs, c’est expérience idéale pour retrouver de l’élan.
À la fin de l’été, je décolle pour Ouagadougou à la rencontre d’une culture, d’une histoire, d’un mode de vie et surtout d’amitiés sincères qui vont contribuer à changer ma vision de la vie. À leur côté, je relativise les enjeux de la compétition sportive et mes attentes personnelles dans la carrière d’entraîneur pour revenir à l’essentiel, le plaisir du jeu et des relations d’équipe. Je participerai de nouveau à ce camp 2 ans plus tard à l’été 2011.
De 2009 à 2016, je vais continuer d’entraîner quelques équipes de jeunes dans des clubs de qualité comme Prissé Mâcon, ASVEL Basket ou encore Oullins Sainte Foy Basket. Je vais également découvrir le sport universitaire en dirigeant les équipes de l’école de commerce EMLyon pendant 6 ans, tout en commençant à prendre du recul sur ce métier et à préparer ma reconversion.
En parallèle de mes expériences d’entraînements, je pratique la course à pied, participe à quelques courses dont le marathon du beaujolais en 2013 que je finis en 3 h 14, et découvre l’Ashtanga Vinyasa Yoga en 2011. C’est le début d’une nouvelle aventure.
Au début de l’année 2010, cela fait déjà 11 ans que j’exerce le métier d’entraîneur de basket et j’ai eu le temps de bien éprouver le rythme de travail en club. Je suis conscient que cela demande un engagement total, tant le soir que les week-ends, et à ce moment-là de ma vie, je ne souhaite plus vivre dans ce rythme. J’ai envie d’avoir plus de temps libre pour être disponible le jour où j’aurais des enfants.
Après une longue réflexion personnelle, je décide d’apprendre un nouveau métier et commence à m’imaginer consultant en entreprise. À ce moment, cela fait déjà 2 ans que je me forme dans une école d’analyse transactionnelle orientée organisation ou j’y rencontre de nombreux cadres d’entreprises, dont certains se sont reconvertis comme consultants indépendants. En échangeant avec eux, je me dis que je peux m’appuyer sur mon expérience dans le management d’équipes en clubs pour apporter une valeur ajoutée à des organisations sur des sujets autour de la dynamique de groupe. Mais avant de pouvoir faire cela, j’ai besoin de parfaire ma connaissance du monde des affaires. Je décide donc de faire une première expérience en entreprise pour mieux m’imprégner de cette culture. Je me fais embaucher comme représentant commercial par un fabricant reconnu de produit capillaire, et j’exerce ce métier pendant 2 ans tout en me formant en parallèle pour devenir consultant. Je ne le sais pas encore, mais je suis en train d’apprendre toutes les bases du marketing et du commerce qui me serviront énormément par la suite. Après 2 ans dans ce métier, je commence à m’ennuyer et je sais qu’il est temps de lancer mon activité de consultant indépendant.
En 2013, je commence à proposer mes services de consultant en management. Et, après quelques expériences de coaching ou formation plus ou moins satisfaisantes, je décide de m’intéresser de plus prêt au monde de l’internet et au marché des technologies web.
Durant 2 années, en plus de mes interventions de formateur en management, je construis une connaissance approfondie de l’économie numérique, alors en pleine émergence en France. Je rencontre et j’écoute des entrepreneurs du web, je teste des dizaines d’applications et me forme en autodidacte sur celles qui me paraissent pertinentes.
Je vais même jusqu’à mettre en pause mon activité de consultant pendant 8 mois pour créer une application web avec 2 associés ingénieurs en informatique. L’aventure est belle, mais on ne rencontre pas notre clientèle. Nous clôturons le projet et, de mon côté, je profite de toutes mes compétences dans le domaine pour ajouter une spécialisation à mon activité de consultant.
Fin 2016, après 6 années de recherche, formation et transformation personnelle, je deviens officiellement « Consultant CRM ». Autrement dit, je me spécialise dans l’accompagnement de la transformation digitale des équipes marketings et commerciales, autour de technologies dédiées à la relation client. Je continue d’exercer en solo jusqu’en mai 2019, date à laquelle une agence lyonnaise me propose d’intégrer leur équipe. C’est l’occasion pour moi de me confronter à des projets de plus grandes tailles, des clients plus exigeants, tout en bénéficiant de l’aide d’experts au sein d’une équipe pluri-disciplinaire. Petit à petit, je prends de la hauteur sur les sujets, renforce mes connaissances techniques et ma vision méthodologique, pour être reconnus comme consultant senior autour des projets de digitalisation de la relation client.
Début 2022, cela fait maintenant 12 ans que j’ai pris la décision d’arrêter l’entraînement pour devenir consultant. J’ai atteint un bon niveau d’expérience et d’expertise, j’ai suffisamment de temps libre pour me consacrer à ma famille et mes projets personnels, et je sens qu’il est temps de prendre un virage.
J’ai eu le temps d’approfondir ma pratique de yoga et l’envie d’enseigner apparait naturellement. Je m’engage donc dans un processus de formation d’enseignant pour les 3 années à venir avec l’objectif de transmettre et d’accompagner des pratiquants dans leurs explorations personnelles.
En parallèle, j’ai vu le monde du sport se transformer sur la dernière décennie, et j’ai notamment observé une véritable émergence du sujet « Préparation mentale ». Avec mon expérience de coach sportif, de consultant en organisation, de yogi dévoué à la pratique et avec l’aide de tous les contenus de formations que j’ai acquis depuis 20 ans, je me sens prêt. J’ai envie d’apporter ma contribution au développement des habilités mentales dans l’entraînement et la préparation à la performance.
Au printemps 2023, je change officiellement d’identité professionnelle pour exprimer ma singularité autour du Yoga et de la préparation mentale associé à la cuisine vivante. Je lance ce blog et un ensemble de services autour de ces thèmes : cours de yoga ashtanga, ateliers collectifs et suivi individuel en préparation mentale, atelier et stage de découverte de la cuisine vivante.
Ainsi, en éternel explorateur, je continue mon aventure dans le monde du travail en recherchant un alignement personnel et professionnel toujours plus juste.
J’ai beaucoup appris dans mes expériences personnelles et professionnelles, notamment par la résolution de problèmes concrets couplée à la recherche de connaissances nouvelles en autodidacte. En parallèle, j’ai aussi structuré et consolidé mes connaissances en participant à de nombreux stages ou formations diplômantes.
Je vous en partage la liste synthétique ci-dessous :
L’apprentissage continue dans la joie et le plaisir de l’expérience…
Sur ce blog je parle de yoga, préparation mentale, alimentation vivante, coaching et partage avec vous des outils pour explorer le champ des possibles et vivre pleinement votre potentiel.
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